Régionales 2010 - Front de Gauche Bihorel

admin contenu menu recherche

lundi 15 mars 2010

Le Front de Gauche une force politique en progression en Haute Normandie et à Bihorel

Les résultats du premier tour des élections régionales enregistrent un taux d’abstention alarmant. Ils dessinent une très large défaite de la droite présidentielle. Le mépris gouvernemental, les discours de division et de haine qu’il a entretenu pour asseoir son pouvoir, aboutissent également aujourd’hui à un retour préoccupant du vote d’extrême-droite. Les listes de gauche remportent un premier et large succès. Ce succès est marqué par des résultats significatifs des listes présentées par le Front de gauche et ses partenaires supérieurs à ceux de l’élection européenne. Ainsi en Seine Maritime la liste de la gauche combative conduite par le Maire communiste de Dieppe Sébastien Jumel s'affirme comme la seconde force à gauche avec 9,61% des voix. A Bihorel le Front de gauche est également en progression avec un gain en voix et en pourcentage par rapport à l'élection européenne avec 4.92%. Oui, la France en a assez de cette politique destructrice et asphyxiante, sans morale, impitoyable pour le peuple et clémente aux seuls banquiers et actionnaires. Ce résultat prolonge la dynamique lancée aux élections Européennes. Partout le Front de Gauche obtient des résultats qui lui donnent une place incontournable, utile à toute la gauche. Il porte les espoirs de toutes celles et tous ceux qui veulent une gauche qui ait, tout à la fois, le courage de rompre avec la pensée et les politiques libérales et celui de construire des majorités permettant de conduire des politiques fortement ancrées à gauche.

Dimanche prochain, il faut confirmer et amplifier la défaite de la droite et faire gagner la gauche dans notre région. C’est nécessaire pour disposer de points d’appui pour battre les pseudo-réformes que ce gouvernement a engagées et celles qu’il a repoussées après l’échéance électorale : retraites, hôpitaux, école, services publics...

La gauche doit montrer qu’elle porte des propositions justes et efficaces répondant aux enjeux sociaux, énergétiques et écologiques, sur l’emploi, les salaires et le travail. Elle doit mobiliser autour de solutions nouvelles sur le logement, la santé, les transports, l’éducation et la culture. Elle doit proposer de nouveaux droits pour les habitants, les usagers et les salariés, de nouvelles formes de démocratie.

Dans le Front de gauche, avec le Parti de Gauche et la Gauche Unitaire, avec l’ensemble des partenaires le PCF va continuer à développer des propositions innovantes pour un projet politique alternatif au libéralisme.

lundi 8 février 2010

Face à la droite:La liste de la gauche combative conduite par Sébastien Jumel

Ça y est, la liste qui sera présentée aux suffrages des hauts-normands le 14 mars prochain et conduite par Sébastien Jumel a été présentée officiellement samedi 6 février, à Rouen. Avec les partenaires du Front de Gauche, laissant une large place au mouvement social et culturel, ils ont la ferme ambition de donner un nouveau souffle à la Haute-Normandie.

Retrouvez l'actualité de la liste Gauche Combative sur http://www.jumel-regionales2010.fr

cimg52211.jpg

Département de la Seine-Maritime__

1/ Sébastien Jumel, 38 ans, maire de Dieppe, tête de liste régionale

2/ Céline Brulin, 39 ans, architecte, conseillère municipale de Bolbec

3/ Jean-Paul Lecoq, 51 ans, député-maire de Gonfreville L’Orcher

4/ Michèle Ernis, 59 ans, retraitée de l’Education Nationale, syndicaliste, conseillère municipale de St Etienne Du Rouvray

5/ Christian Gauthier, 55 ans, salarié de Pôle Emploi, militant syndical, Les Loges

6/ Nadine Lahoussaine, 50 ans, cadre territoriale, conseillère municipale du Havre

7/ Pascal Langlois, 47 ans, conseiller principal d’éducation, conseiller municipal de Rouen

8/ Carine Goupil, 31 ans, militante associative contre les discriminations, Rouen

9/ Noël Levillain, 54 ans, maire de Tourville La Rivière

10/ Myriam Michel, 28 ans, archéologue, Rouen

11/ François Lefebvre, 40 ans, travailleur social, adjoint au maire de Dieppe

12/ Véronique Blondel, 53 ans, technicienne de laboratoire, adjointe au maire de Montivilliers, conseillère régionale

13/ Julien Dugnol, 26 ans, fonctionnaire territorial, Grand-Couronne

14/ Valérie Auzou, 48 ans, monitrice auto-école, 1ère adjointe au maire de Rouelles

15/ Claude Bernard, 52 ans, syndicaliste à Renault Sandouville, Harfleur

16/ Valérie Peuple, professeur des écoles, militante syndicale, conseillère municipale d’Arques La Bataille

17/ Vivian Petit, 20 ans, étudiant à l’université du Havre, syndicaliste

18/ Hélène Klein, 48 ans, professeur des écoles, adjointe au maire de Rouen

19/ Vincent Duval, 43 ans, cheminot, militant syndical, 1er adjoint d’Ymare

20/ Tiphaine Berthelot-Messe, 27 ans, étudiante, assistante d’éducation, conseillère municipale de Petit Quevilly

21/ Patrick Minot, 57 ans, docker retraité, ancien responsable syndical, Le Havre

22/ Olga Erdogan, 33 ans, diplômée en médecine gynécologique, Petit-Couronne

23/ Boris Lecoeur, 50 ans, enseignant du second degré, maire de Maromme de 1998 à 2008

24/ Michèle Aba, 62 ans, cadre retraité du secteur des assurances, conseillère prudhommale à Rouen, conseillère municipale de Darnétal

25/ Edouard Leclerc, 38 ans, cheminot, militant syndical, Gournay En Bray

26/ Lisa Aragona, 19 ans, étudiante à l’université de Rouen, militante associative

27/ Jacques Millet, 54 ans, biochimiste, militant syndical, Bouville

28/ Saada Chouakria, militante mouvement de jeunesse, Grand-Couronne

29/ Bruno Prepoleski, 46 ans, syndicaliste dans le secteur de l’énergie, militant d’une association de lutte contre les coupures de courant, conseiller municipal de Grand Quevilly

30/ Geneviève Alexandre, 62 ans, militante syndicale au côté des privés d’emploi, conseillère municipale de Lillebonne

31/ Jean-Claude Roger, 58 ans, syndicaliste dans l’agro-alimentaire, Sierville

32/ Jeannine Mouquet, 69 ans, ancienne artisan, ancienne élue d’Harfleur

33/ Alain Longuent, 60 ans, maire du Tréport

34/ Martine Gest, professeur à l’IUFM, syndicaliste, adjointe au maire de Mont-Saint-Aignan

35/ Christian Votte, 45 ans, syndicaliste dans le raffinage pétrolier, Le Havre

36/ Valérie Lebrun, 44 ans, professeur de musique, conseillère municipale du Trait

37/ Thierry Delpèches, 50 ans, syndicaliste dans la pétrochimie, militant d’une organisation de parents d’élèves, Le Havre

38/ Caroline Wolf, 44 ans, conseillère régionale, Cléon

39/ Hubert Wulfranc, maire de St Etienne Du Rouvray __ Département de l’Eure__

1/ Jean-Luc Lecomte, 56 ans, formateur France-Telecom, adjoint au maire de Vernon 2/ Alice Albertini, 23 ans, étudiante, conseillère municipale d’Evreux

3/ Mickaël Després, 54 ans, cadre supérieur de santé, responsable syndical départemental santé action sociale, Les Baux-Sainte-Croix

4/ Sandrine Villemont, 35 ans, infirmière psychiatrique au CHS de Navarre, Guichainville

5/ Gaétan Levitre, 60 ans, conseiller général du canton de Pont-de-l’Arche, maire d’Alizay

6/ Michèle Lequilerier, 49 ans, factrice, militante syndicale et responsable association caritative, Charleval

7/ Pascal Didtsch, 52 ans, directeur d’école, conseiller municipal de Bernay

8/ Corine Olry, 30 ans, enseignante chercheuse, Fleury-Sur-Andelle

9/ Didier Massé, 50 ans, responsable syndical La Poste, coordinateur du comité départemental de défense des services publics, Conches

10/ Geneviève Magnan, 54 ans, infirmière à domicile, militante associative, Evreux-La Madeleine

11/ Valéry Beuriot, 39 ans, professeur à Pont-Audemer, adjoint au maire de Brionne

12/ Laurence Chapelle, 45 ans, responsable syndicale au Pôle Emploi, adjointe au maire d’Evreux

13/ Zahir Mechkour, 37 ans, syndicaliste, vice-président du tribunal des prudhommes de Louviers, conseiller municipal d’Alizay

14/ Chrystelle Cousin, 39 ans, ergothérapeute, Forêt La Jolie

15/ Alain Lethiais, 59 ans, responsable départemental d’un syndicat de retraités, Etrépagny

16/ Virginie Renault, 30 ans, aide médico-psychologique, Rugles

17/ Jessy Lecardonnel, 37 ans, animateur socioculturel, Merey

18/ Andrée Oger, 73 ans, vice-présidente du conseil général de l’Eure (canton de Saint-André De L’Eure)

19/ Marcel Larmanou, 73 ans, vice-président du conseil général de l’Eure, maire de Gisors

Avec les 59 candidats de la liste du Front de Gauche, avec vous, dès le 14 mars, donnons un nouveau souffle en Haute Normandie. Dès le 14 mars, avec Sébastien Jumel, la Gauche Combative !

vendredi 5 février 2010

Front de Gauche: Un appel d'Allain Leprest " votez, faites voter Front de Gauche"

tn_1250454190.jpgLe chanteur Alain Leprest a adressé au comité de soutien à la liste de la gauche combative en Haute-Normandie conduite par Sébastien Jumel et soutenue par le Front de Gauche (PCF, Parti de gauche, Gauche Unitaire, République et socialisme) le texte suivant.

Venue l’heure des échéances électorales, il devient habituel de voir figurer des signatures d’artistes, d’acteurs de la sphère culturelle, au côté de celles des membres de la vie associative, syndicaliste ou sportive, de personnalités civiles soulignant leur choix, leur préférence pour une liste, un candidat en présence. En démocratie qui se plaindrait de la possibilité offerte à des citoyens comme les autres (si ce n’est leur médiatisation ou leur rôle dans la société) d’intervenir, sauf par calcul au cœur d’enjeux déterminants, d’y apporter leur grain de poivre… et de ciel !

Rien de ce qui affecte notre société au quotidien, aucun projet d’avenir ne peut être étranger à l’univers des gens du spectacle, les débats qui surgissent de façon aigue lors de chaque scrutin dessinent les urgences sous l’effet des projecteurs.

Acteur au sens artistique et dans le même temps de la scène sociale, pourquoi ne pas abattre nos cartes de manière plus visible ? Il est aujourd’hui bien d’autres branches professionnelles qui affrontent résolument le même ennemi incarné. Sous des oripeaux changeants il porte un nom : le Libéralisme. Pour le combattre fondons ensemble luttes et réflexions. Mêlons l’Utopie à la lucidité, la réserve au courage, la quête à la clairvoyance.

Danseurs, comédiens, peintres, cinéastes, circassiens, architectes, musiciens, stylistes… conteurs…cigales… ne nous en laissons plus conter !

Notre participation aux élections régionales est une exigence et doit nous conduire à plus d’implication tant le pouvoir en place tient à garder ses instances sous la coupe des seuls professionnels de la politique.

Ainsi, nous, signataires, appelons à voter pour le « Front de Gauche », marquant ainsi notre attachement à ces territoires, refusant de voir décroître leurs pouvoirs pour y faire enfin entendre nos voix.

Nous appelons à élire des femmes et des hommes qui ont prix l’engagement de siéger à tous les postes et tous les niveaux de l’Assemblée afin d’en découdre, avec toute l’efficacité que leur donnera leur représentation, contre la droite.

Comme il est facile pour beaucoup de média, et pourquoi ne pas le dire certains artistes, d’entonner la ritournelle du « cœur des artistes » qui battrait nécessairement… physiologiquement à gauche ! Piège et demie-vérité à la fois.

La signature que nous apportons au « Front de Gauche » n’est pas la traduction de cette vague et prétendue générosité. Elle se situe au cœur du mouvement des luttes, en concordance avec elles.

Le « Front de Gauche » est une alliance qui se veut durable, en rupture avec les vieilles lunes des compromissions et des rapprochements de circonstance. C’est de bonne augure pour le monde de la création plus à même, et pour cause, à déceler les mises en scène boiteuses et les flous artistiques foireux.

Ici prendre position, avoir une opinion, n’est pas témoigner d’étroitesse d’esprit. Ce Front ouvre un débat et inaugure un contrat entre le monde de la culture, celui du travail, la cité et les élus.

Ami, amies, collègues, amoureux du spectacle vivant, de la rue, du livre, du voyage du corps et des mots, offrons-nous un gage d’avenir, d’échange et de construction durable.

POUR UN « TOUT A GAUCHE »

UN « RIEN QU’A GAUCHE »

Votez, Faites voter « FRONT DE GAUCHE »

dimanche 10 janvier 2010

Front de gauche: le Palais des Congres fait salle comble pour le lancement de la campagne des régionales

Le Front de gauche se pose comme "la" vraie gauche pour les régionales De Philomène BOUILLON (AFP) –

ALeqM5gh3EL12RELg9UXOyMKmh-w9K4iSQ.jpgPARIS — Le Palais des Congrès de Paris a fait salle comble dimanche pour le lancement de la campagne des régionales du Front de Gauche qui a voulu se poser comme "la" vraie gauche pour les régionales, à travers les voix de Jean-Luc Mélenchon (PG) et de Marie-Georges Buffet (PCF).

Commençant par un "meilleur voeu à notre France des rébellions", le président du Parti de Gauche (PG) Jean-Luc Mélenchon -qui a renoncé à conduire en Ile-de-France la liste du Front de Gauche au profit d'un communiste- a précisé: "nous ne cherchons à récupérer aucune lutte, nous ne donnons de conseils à personne!".

Devant une assemblée de 4.000 militants agitant leurs drapeaux rouges siglés PG ou PCF, Jean-Luc Mélenchon n'a épargné ni les Verts ni les socialistes.

"Nous refusons l'alliance avec le MoDem", a asséné l'ex-socialiste.

"La taxe carbone, elle revient, elle défigure le combat écologiste", a-t-il ajouté, ironisant sur "le capitalisme vert", le PG et le PCF fustigeant de concert le capitalisme coupable de nombreux maux dont les problèmes de pollution et d'environnement.

S'attaquant plusieurs fois à la "bande du Fouquet's" qu'incarne, à ses yeux, le pouvoir actuel et s'adressant "à ceux et celles qui n'ont pas de Rolex", Marie-Georges Buffet a invité les électeurs à sortir du "laisser-faire libéral".

"Ne laissons pas rabougrir les élections en plébiscites locaux avec les grands ducs régionaux. La gauche routinière doit s'effacer et une gauche de combat doit prendre la relève", a lancé, en écho, le tonitruant Jean-Luc Mélenchon, sous les applaudissements nourris.

Pour Marie-Georges Buffet, "les dirigeants socialistes sont encore dans l'impasse libérale et d'autres boudent dans leur coin. Aujourd'hui la gauche (du Front de Gauche, ndlr) relève la tête!".

Peu auparavant, le président du PG avait encore raillé le PS "souffrant de la maladie de la grosse tête" et confiant au point d'"annoncer qu'il remportera 30 régions sur 22!". Eclats de rire de la salle.

"Ne perdons jamais de vue que les élections régionales sont nationales. L'emploi, l'éducation, la santé, l'environnement, les élections posent tous les problèmes de la vie du pays. Tout compte, la lutte sociale comme l'exigence du retrait en Afghanistan", a-t-il ajouté.

Leurs discours avaient été précédés de prises de parole de travailleurs sans-papiers, d'un gréviste de la faim d'EDF dénonçant "les conditions de management dans les entreprises", ou encore du porte-parole de Génération Palestine.

Les deux formations (PG et PCF) font liste commune dans 16 régions (et 17 si un accord est trouvé pour la Corse). En Ile-de-France, ce sera le communiste Pierre Laurent qui conduira la liste.

Résumant la position générale du Front de Gauche en s'exprimant quasiment en dernier, Marie-Georges Buffet a enfin invité "les ouvriers, le peuple, les intellectuels", déçus de la gauche et "qui récoltent des miettes", à choisir le vote de "l'antisarkozysme utile, de l'unité de la gauche et de l'écologie sociale".

lundi 21 décembre 2009

Fin du sommet de Copenhague : Un échec qui montre la surdité des gouvernements capitalistes

arton4343-ffdc0.jpgLe sommet de Copenhague est un échec. Malgré l’attente des peuples, malgré la mobilisation de tant d’acteurs, d’associations, de citoyens ou de scientifiques pour lutter contre les causes du réchauffement climatique, les chefs d’Etats ont jugé qu’il était urgent d’attendre en repoussant les échéances à 2010. Ce qui a été réalisé dans l’urgence pour, en pleine tempête financière, sauver les banques malades de leur propre cupidité devient désormais impossible quand il s’agit de sauver la planète. Quelle honte ! Preuve est faite que ce capitalisme obnubilé par l’appât du gain immédiat est en incapacité de préserver la planète qu’il surexploite. Les dirigeants des principales puissances mondiales ont fui leur responsabilité en repoussant les décisions qui devraient s’imposer. Chacun d’entre eux devra rendre des comptes face à l’opinion publique. Grande est notre déception ! Chacun a entendu les déclarations plus fracassantes les unes que les autres du Président de la République répétant à l’envi qu’on allait voir ce qu’on allait voir. On a vu. Les organisations qui composent le Front de gauche, comme tous ceux qui jour après jour se sont battu lors de cette campagne pour le climat, ont au final beaucoup appris. D’abord que si victoire il y a, elle ne viendra que de la mobilisation citoyenne internationale. Rien de juste ne se fera sans les peuples. Les chefs d’Etats des principales puissances industrielles sont solidement tenus par les lobbies capitalistes et prisonniers de l’égoïsme des pays riches à l’égard des pays pauvres. La seconde leçon de ce sommet avorté est que le combat sera long et difficile. Copenhague doit être utile pour rappeler au monde ce qu’il ne faut pas faire. Le Front de Gauche, comme il l’a annoncé avant ce sommet mondial, prendra ses responsabilités à l’échelle qui est la sienne. Ainsi, lors de la campagne des élections régionales, nous mettrons sous contrôle citoyen les politiques régionales pour que chaque région à l’échelle de son territoire s’engage sans attendre à la réalisation d’un bilan carbone et d’un plan climat qui contribue à la réduction, pour 2020, de 30 à 40% des émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990.

vendredi 18 décembre 2009

Ensemble, pour des régions à gauche, solidaires, écologiques et citoyennes (Front de Gauche)

logo_fdg-small.pngNos organisations, celles d’une gauche de transformation sociale, affirment leur volonté de mener campagne ensemble pour les élections régionales de 2010.

Avec le Front de Gauche (Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Gauche Unitaire) avec les Alternatifs, République et Socialisme, le Forum social des quartiers populaire, La Fédération, le M’Pep, le Pcof nous comptons faire entendre fortement une autre voie à gauche.

Ensemble, pour des régions à gauche, solidaires, écologiques et citoyennes

Nos organisations, celles d’une gauche de transformation sociale, affirment leur volonté de mener campagne ensemble pour les élections régionales de 2010. Avec le Front de Gauche (Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Gauche Unitaire) avec les Alternatifs, République et Socialisme, le Forum social des quartiers populaire, La Fédération, le M’Pep, le Pcof nous comptons faire entendre fortement une autre voie à gauche.

Ce rassemblement, en construction, se veut ouvert, nationalement et régionalement, à toutes celles et tous ceux qui, à gauche, dans le mouvement social dans le monde du travail et de la culture, souhaitent élaborer et porter avec nous un programme qui réponde aux besoins de la population.

C’est urgent ! Les difficultés s’accumulent : davantage de licenciements, de précarité, de pauvreté, et en même temps moins de services publics, moins de pouvoir d’achat moins d’enseignement et de culture ! Cette situation devient insupportable, notamment dans les quartiers les plus populaires. L’environnement est sacrifié sur l’autel du profit. Les ravages de la crise sont amplifiés par la politique impulsée par Nicolas Sarkozy et la droite. Avec eux c’est toujours plus pour les riches, toujours moins pour l’ensemble du peuple. Et le président sème la division en puisant des idées nauséabondes dans l’arsenal de l’extrême droite qui du coup, relève la tête.

Face à cette offensive redoublée, notre peuple, les salarié-e-s et les plus précaires résistent ; ils refusent de payer la crise. A la division, au chacun pour soi, ils opposent la lutte et la solidarité. Ils souhaitent un débouché politique à leurs luttes.

C’est pourquoi les listes qui nous rassembleront pour ces élections régionales, répondront à trois objectifs indissociables : changer les rapports de force à gauche en faveur de la ligne de transformation sociale et écologique ; battre la droite, empêcher Nicolas Sarkozy et l’UMP de reconquérir des régions pour en faire des relais de leur politique de régression sociale, autoritaire, basée sur la peur ; construire des majorités solidement ancrée à gauche, portant des projets vraiment alternatifs à la logique du système en crise, un projet de transformation sociale et écologique que nous voulons porter jusque dans les exécutifs, à l’exclusion de tout accord avec le Modem, si les conditions de ces avancées en sont réalisées. Il s’agit de la possibilité de mettre en œuvre les points essentiels de notre programme et du rapport de force permettant effectivement de les appliquer.

Nous voulons faire des régions des points d’appui pour développer une politique au service des hommes, des femmes, des jeunes, de tous ceux qui travaillent et vivent ici.

Une politique en faveur de l’emploi, respectueuse des salariés, de leurs droits, favorisant l’extension de ces droits. Une politique qui donne la priorité aux services publics. Une politique qui fasse des citoyennes et des citoyens, dans leur diversité, les acteurs de la transformation de nos régions par un développement de toutes les formes de démocratie. Une politique exigeante en matière écologique. Une politique qui reconstruit le tissu social, à la ville et dans les campagnes.

Ce programme devra être porté porté par des listes unitaires dans les régions, des listes rassemblant nos organisations et ouvertes aux actrices et acteurs du mouvement social qui le souhaitent.

Nous vous donnons rendez-vous le 10 janvier, pour un meeting national commun.

Le front de Gauche : Parti Communiste français, Parti de Gauche, Gauche Unitaire et Les Alternatifs, République et Socialisme, La FASE, le M’PEP, le Pcof. Paris le 18 décembre 2009.

mardi 8 décembre 2009

Copenhague 2009: Le Front de Gauche appelle à la mobilisation

Les peuples sont en danger, l’humanité est menacée par le réchauffement climatique. Si rien n’est fait, le nombre de « migrants climatiques », victimes des bouleversements en cours, atteindra 200 millions en 2050. Une véritable catastrophe humaine est en cours.

Malgré l’enjeu, les négociations engagées pour le sommet mondial de Copenhague sur le climat s’enlisent. Face à une véritable montée des périls, conséquences directes de l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre, les principaux pays industriels se sont engagés dans un pathétique déni de responsabilité avant même la fin du sommet mondial destiné à sauver le climat.

Le président de la République, Nicolas Sarkozy, donne le change en s’agitant en tout sens, pointant les responsabilités des États-Unis ou de la Chine tout en repoussant les engagements français et européen à l’horizon 2050 ; autant dire aux calendes grecques. Nicolas Sarkozy cautionne ainsi l’abandon du principal engagement du protocole – déjà bien insuffisant - d Kyoto qui était de réduire d’ici 2020 l’émission des gaz à effet de serre de 20% par rapport à 1990, année de référence, au moment même où les experts du GIEC préconisent une diminution de 25 à 40%.

Les gouvernements des pays les plus riches sont les principaux responsables des émissions de gaz à effet de serre. Principaux promoteurs d’un capitalisme débridé (pourtant en crise) où l’empreinte écologique a été passée par pertes et profits, ils refusent aujourd’hui d’en assumer les conséquences. Ce n’est pas aux peuples des pays en voie de développement, ni aux victimes des politiques anti-sociales des pays riches de payer la note ! Pour contrer le désastre qui s’annonce, chacun doit être mis à contribution, à commencer par les plus riches. 120 milliards d’euros par an sont nécessaires pour permettre aux pays du Sud à faire face au réchauffement climatique. Les pays les plus riches doivent payer leur dette écologique.

Le sommet de Copenhague de décembre doit sortir avec des objectifs chiffrés conformes aux préconisations du GIEC et juridiquement contraignants. Il n’est pas acceptable de voir les atermoiements actuels de l’Union européenne prête à revoir ses engagements à la baisse si des pays pollueurs ne s’engagent pas plus avant.

Et ces engagements ne suffiront pas si rien n’est fait pour que ceux-ci soient vérifiés, contrôlés ; les promesses n’engageant que ceux qui les croient. Nous refusons la mise en place d’un marché international des émissions de gaz à effet de serre pour opérer cette régulation. L’effondrement du marché européen, à l’instar de celui des subprimes, montre que les marchés financiers sont bien trop volatiles pour être responsables du climat. Une agence internationale pour sauver le climat doit être créée sous égide de l’ONU avec des prérogatives de contrôle et d’intervention. Les peuples sont bien placés pour savoir combien il est illusoire de compter sur le G8, G20 ou GX pour défendre leurs droits. La récente pantalonnade sur les paradis fiscaux en pleine crise financière vient rappeler que l’on peut difficilement être tout à la fois juge et coupable.

Parce que le sommet mondial de décembre est une chance historique pour les peuples de prendre conscience des enjeux climatiques et de notre responsabilité pour les générations futures, le Front de Gauche déclare la mobilisation générale pour sauver le climat. Il faut que personne après Copenhague ne puisse dire : « je n’ai rien fait parce que je ne savais pas. »

Face au véritable enjeu de société que constitue l’avenir écologique de la planète, du simple citoyen à celui de l’Etat en passant par chaque entreprise et collectivité territoriale, il nous faut changer de mode de production et de consommation, imposer une rupture urgente avec la logique du capitalisme libéral et du productivisme. C’est d’une planification écologique démocratique dont nous avons besoin comme le porte la proposition de loi déposée par les députés du Parti de gauche et du Parti communiste français. Aussi nous proposons que les engagements de réduction d’émission de gaz à effet de serre sur lesquelles doit s’engager la France (40% de réduction pour 2020 par rapport à 1990) soient déclinés au niveau de chaque région. La campagne du Front de Gauche pour les régionales 2010 sera donc une mise sous contrôle citoyen des engagements de Copenhague. C’est l’engagement que nous prenons et que nous allons faire vivre tout du long de cette campagne électorale.

Front de Gauche (Gauche Unitaire, Parti Communiste Français, Parti de Gauche)

lundi 26 octobre 2009

Le Conseil national du PCF adopte l’offre politique national pour les régionales 2010

09-10-26-fe724.jpgLes élections régionales de mars 2010, qui se dérouleront à mi-chemin du quinquennat de Nicolas Sarkozy, revêtiront un enjeu très important.

Elles vont décider des orientations politiques dans les régions, un échelon territorial dont l’importance n’a cessé de grandir, et elles constitueront la dernière occasion donnée à l’ensemble des électrices et des électeurs de s’exprimer sur la politique conduite dans le pays avant 2012.

Elles se préparent dans une situation politique en pleine évolution, dans un contexte d’urgences sociales, politiques, environnementales, démocratiques grandissantes. Des urgences auxquelles il devient chaque jour plus pressant d’apporter des réponses.

La crise capitaliste s’aggrave lourdement depuis un an. Chômage, à caractère massif pour les jeunes, fermetures d’usines, plans de licenciements, inégalités et pauvreté, remise en cause des droits des femmes, détresse au travail, atteintes aux libertés, mal vie dans les quartiers, crise agricole et alimentaire, alertes écologiques… tous les clignotants sont au rouge.

Loin de combattre la crise, la politique de Nicolas Sarkozy et de sa majorité UMP, étale son indécence, en se révélant aux yeux d’un nombre grandissant de Françaises et de Français pour ce qu’elle est : une politique injuste et égoïste au service de la seule classe dominante, des privilèges de l’argent, et des logiques de rentabilité.

Cette politique développe d’énormes contradictions. Des fonds publics considérables sont mobilisés au profit des actionnaires, des banques et des grands groupes sans aucune contre-partie pour l’emploi, les salaires et les qualifications. Cet argent nourrit la relance de la spéculation sans que soient traitées les causes de la crise. Cela prépare une récession plus grave encore.

Cette politique est maintenant régulièrement et massivement contestée, comme on le voit avec les luttes multiples qui se développent dans tous les secteurs de la société, comme on l’a vu avec la formidable mobilisation citoyenne contre le projet de privatisation de La Poste. Mais la droite s’obstine à imposer coûte que coûte ses décisions et cherche même à en accélérer le rythme. Nicolas Sarkozy s’enfonce pour cela dans un exercice de plus en plus autoritaire de son pouvoir présidentiel. C’est un véritable bras de fer qui est engagé entre ce pouvoir et une partie grandissante de notre peuple qui exprime le besoin de politiques qui répondent réellement à leurs attentes.

Face à cette situation, la combativité sociale ne faiblit pas. Mais grandit aussi le besoin d’une alternative politique. Une attente et une disponibilité nouvelles mûrissent dans le pays pour travailler aux constructions qui permettraient à cette alternative politique de voir le jour.

Rien n’est joué. Car, face à la droite, la confusion règne à gauche sur le projet qui devrait être opposé à cette politique et sur la nature des rassemblements, des constructions politiques, des alliances qui lui permettraient de devenir majoritaire. Alors que les attentes, les forces disponibles existent pour construire une issue réellement à gauche, le risque est grand qu’elles se dispersent, se divisent, s’égarent dans des opérations de recomposition qui ne cessent d’être lancées pour obscurcir toute perspective réelle de réponse à la crise capitaliste. Alliances au centre, primaires ouvertes, coupure irrémédiable de la gauche en deux, instrumentalisation de la question écologique à des fins de recomposition... les fausses pistes ne manquent pas, au plan national comme dans les régions, pour conduire les forces de gauche dans de nouvelles impasses, vers de nouvelles défaites, leur faire accepter de nouveaux renoncements.

Les forces de gauche peuvent se retrouver côte à côte dans des luttes contre la politique sarkozyste, mais à ce jour ne se rassemblent pas sur un projet. Le PS parle de rassemblement à gauche mais n’opère pas de clarification forte sur son projet et entretient le flou sur des alliances de second tour avec le Modem. Les Verts parlent eux aussi de rassemblement à gauche mais les listes Europe Écologie poursuivent la construction de rassemblements hétéroclites aux contours et aux objectifs politiques très ambigus. Le NPA quant à lui persiste à refuser la nécessité de travailler à des majorités de gauche.

Il n’est pas possible d’en rester là. Il est urgent de relever le défi d’une issue politique à la crise actuelle, de sortir de cette confusion, de faire émerger à gauche un nouvel espoir, de s’attaquer sans attendre à construire cette alternative politique majoritaire de gauche qui permettra de répondre à la crise et aux urgences populaires en s’attaquant aux logiques capitalistes. C’est le moment, et c’est possible.

Nous avons entamé ce travail et cette démarche en faisant le choix à notre congrès de la constitution de fronts. Nous avons concrétisé cette démarche avec le Front de gauche à l’élection européenne, en proposant sur la base d’un projet clair un rassemblement sans exclusive à toutes celles et ceux qui se reconnaissaient dans ce projet. Ce n’était qu’un début mais cela a créé une dynamique. Nous voulons amplifier cette démarche, aller beaucoup plus loin, en portant haut et fort son ambition majoritaire.

Les élections régionales sont une occasion d’avancer dans cette voie. Tout doit être fait pour que puisse s’exprimer dans ce scrutin de la manière la plus forte et la plus claire possibles le besoin d’orientations politiques et de majorités régionales résolument ancrées à gauche. C’est nécessaire pour le pays et pour les régions.

D’ailleurs, l’UMP n’aborde pas ces élections comme des élections intermédiaires. Elle veut tous les pouvoirs et ne supporte pas que la gauche dirige vingt régions sur vingt deux. Elle entend faire de la reconquête des pouvoirs régionaux en mars 2010 un tremplin pour relancer l’adhésion à son projet politique et le remodelage de la société qu’elle a engagée. Son projet s’inscrit d’ailleurs dans les politiques européennes qui poussent à la mise en concurrence des territoires, des métropoles jusqu’aux régions, en les soumettant toujours plus aux exigences des marchés.

Voilà pourquoi les élections régionales auront dans ce contexte un triple enjeu :

le premier enjeu sera celui des orientations politiques adoptées. Soit les régions deviennent des relais, des amplificateurs de la politique de la droite et de Nicolas Sarkozy, ou accompagnent cette politique sans réellement la combattre ; et la crise, les inégalités seront encore aggravées. Soit elles deviennent des pôles de résistance à cette politique, des pôles d’initiatives, de luttes et de propositions pour promouvoir d’autres logiques solidaires, citoyennes, écologiques ; et elles peuvent contribuer à faire reculer la crise, à rendre la vie meilleure à des millions de nos concitoyennes et concitoyens, à faire émerger des choix politiques alternatifs aux logiques capitalistes et aux modèles productivistes.

Nous voulons des projets régionaux qui portent partout une cohérence nationale forte à partir de plusieurs grands axes de propositions :

la défense et la promotion des services publics, nationaux et locaux, notamment en matière d’éducation, d’enseignement supérieur, de recherche et de culture ; de sécurisation de l’emploi et de la formation ; de protection de l’environnement ; de transports, d’énergie, de santé et de logement... Une politique de lutte contre toutes les discriminations et pour l’égalité des femmes et des hommes.

La promotion de nouveaux critères d’utilisation de l’argent, avec notamment la création de fonds publics régionaux que pourraient saisir les salariés et les citoyens, impulsant, en lien avec le système bancaire, la sélectivité des crédits pour favoriser l’emploi, la formation, la recherche, le respect de l’environnement ; et de nouveaux pouvoirs donnés aux salariés dans les régions et les entreprises pour décider et contrôler l’utilisation des fonds distribués. Une réforme globale de la fiscalité et des financements est également indispensable.

La relance de politiques industrielles, agricoles et urbaines, qui permettent en tous domaines, de répondre aux exigences d’un nouveau type de croissance, d’un nouveau type de développement socialement solidaire et écologiquement durable. La conquête de nouveaux pouvoirs pour les salariés et leurs organisations, pour les citoyens, dans les entreprises comme dans les territoires, avec notamment de nouveaux droits d’intervention et des processus de démocratie participative généralisés.

Le second enjeu est un énorme enjeu démocratique.

La concentration et la confiscation des pouvoirs, portées en germes par la présidentialisation du régime, atteignent avec la présidence de Nicolas Sarkozy un niveau caricatural. Elles s’accompagnent d’une attaque en règle contre les libertés et les droits démocratiques. Mais cela ne suffit pas. La droite veut maintenant engager une réforme des collectivités locales qui est une attaque frontale contre la démocratie locale à tous les échelons, communale, départementale et régionale : sont programmés à terme la disparition des communes et des départements, le transfert massif de service public au privé, et l’impossibilité pour les élus de répondre aux aspirations de leurs populations, avec la limitation des compétences des collectivités et la suppression de la Taxe professionnelle. La création des conseillers territoriaux, cumulant mandat départemental et régional, la constitution de grandes métropoles, un mode de scrutin anti-démocratique seraient autant de facteurs de reprise en main par un Etat au service des grands groupes, d’éloignement des élus des citoyens et de recul grave du pluralisme politique.

La campagne des élections régionales doivent permettre de révéler ces projets largement ignorés, de construire une large riposte, de revendiquer que les assemblées locales et les citoyens soient consultés sur un tel bouleversement territorial. Elle doit porter une conception offensive de la démocratisation de l’Etat, des pouvoirs régionaux, du rôle des élus, et des services publics nationaux et locaux ; faire preuve d’audace en matière de droits des citoyens et des salariés à intervenir dans les entreprises et les territoires ; faire prévaloir des logiques de coopération entre les collectivités contre les logiques de mise en concurrence.

le troisième enjeu est celui de l’alternative politique à gauche. Les régions se doteront-elles de projets régionaux et de majorités clairement engagées à gauche, à la hauteur des nouveaux défis imposés par la crise et la politique agressive de la droite ? Ou seront-elles le théâtre de recompositions qui desserviraient tout le camp progressiste et surtout l’intérêt des régions et de leurs populations ?

Les majorités de gauche sortantes ont des bilans contrastés, mais ont permis dans un grand nombre de régions de réelles avancées pour le quotidien de milliers de femmes et d’hommes. Le travail des élus communistes dans ces régions en s’appuyant sur les populations, a démontré qu’il était possible d’obtenir des infléchissements des politiques régionales, de faire prévaloir des projets d’utilité publique. Ces élus constituent de solides points d’appui pour construire avec les populations les réponses de gauche qu’elles attendent.

Dans le mandat à venir, face à la crise et aux politiques gouvernementales de la droite, il faudra relever de tout autres défis. La gauche doit construire, avec les citoyen-ne-s, en s’appuyant sur la mobilisation et la créativité sociales, des projets à la hauteur. Ce n’est donc pas le moment de baisser la garde à gauche. Les urgences sociales et écologiques sont pressantes, et la gauche gagnera si elle va à ces élections avec des projets ambitieux, novateurs et courageux. La gauche mobilisera si elle va au devant des électeurs avec un projet clair et combatif, qui favorise l’intervention populaire pour faire face aux urgences sociales. Elle ira au contraire à l’échec si elle mise sur des calculs politiciens qui la conduisent à composer avec les idées libérales au moment où celles-ci font la preuve de leur faillite.

Pour ces élections, il y a donc un enjeu pour savoir où se trouvera, dans les programmes comme dans les alliances, le centre de gravité des majorités alternatives à la droite. Nous le voulons pour notre part clairement à gauche, car c’est la condition de politiques réellement efficaces face à la crise capitaliste, et donc la condition de victoires à gauche construites sur la mobilisation populaire. Cela comptera aussi pour les échéances politiques futures.

C’est avec l’ambition à nos yeux incontournable de relever ces défis que le Parti communiste lance un appel à toutes les forces, à toutes les femmes et les hommes de gauche représentatifs des courants politiques progressistes, comme du mouvement syndical, social, associatif, issus de la ruralité comme des grandes zones urbaines et de leurs quartiers populaires, à travailler ensemble pour que puisse s’exprimer dans ces élections de la manière la plus forte et la plus claire possibles la volonté de politiques et de majorités régionales résolument engagées à gauche.

Partout où les conditions peuvent en être créées, où les forces disponibles existent, le Parti communiste propose que ce travail commun débouche, autour d’ objectifs et de projets clairs, sur la constitution de listes de Front de gauche de large rassemblement au 1er tour, qui, à partir mais très au delà des trois forces qui se sont rassemblées à l’élection européenne (Parti communiste, Parti de gauche, Gauche unitaire), permettraient de réunir toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans cette démarche.

Ces listes pourraient s’ouvrir à des forces nouvelles, et faire une large place à toutes les femmes et les hommes, citoyens, militants du mouvement social, élus locaux, qui dans leur diversité partagent l’urgence de cette démarche de clarté et de rassemblement. Cette unité, cette diversité, cette large démarche de rassemblement, tout en assurant la juste représentation des partis qui l’initient et en s’appuyant sur leurs acquis électoraux, devront s’exprimer dans la composition des listes, jusque dans le choix des têtes de liste régionales et départementales.

Ces listes, en ouvrant un autre choix à gauche que celui porté par le PS ou Europe-Ecologie, visent à lever une dynamique de rassemblement et de victoire à gauche sur des choix clairs. Faut-il concevoir ces listes en opposition au reste de la gauche ? Non, au contraire, comme nous le proposons, il faut faire de ce front un levier pour faire bouger le curseur à gauche.

Pour réussir, les objectifs que pourraient se fixer ces listes doivent être clairs :

Construire de la manière la plus ouverte et la plus participative possibles les projets régionaux clairement ancrés à gauche que devront porter ces listes, et créer autour de ces projets les conditions du rassemblement le plus large.

Tout faire pour empêcher la droite de reconquérir les régions, et créer partout les conditions de majorités régionales de gauche, avec l’objectif de porter dans ces majorités des projets de transformation sociale réelle, et si les conditions en sont créées de travailler à leur mise en œuvre, jusque dans les exécutifs régionaux.

Cela supposera de travailler sans ambiguïté au lendemain du premier tour à la fusion des listes de gauche et écologistes, donc à l’exclusion du Modem, dans le respect de l’influence de chacune de ces listes.

Tout faire pour élire dans ces majorités de gauche le maximum d’élus à même de porter ces objectifs avec détermination durant tout le mandat, notamment en élisant le maximum de conseillers régionaux communistes.

Si elle est construite dans la clarté et dans l’ouverture la plus large, cette démarche peut aller à la rencontre des attentes de millions de nos concitoyennes et concitoyens. Mais ce sera une rude bataille. Elle doit être engagée sans tarder.

Le conseil national appelle les communistes à prendre leurs décisions région par région en pleine connaissance de cette offre, en appréciant les possibilités de la conduire dans chacune de leurs régions, en prenant les décisions les plus utiles pour faire avancer les objectifs qu’elle énonce.

Au delà du débat des communistes qui doit se mener dans le respect de toutes les options exprimées, et des décisions qu’ils ont à prendre en pleine souveraineté, le Conseil national les appellent à faire connaître cette offre très largement dans la population, à prendre tous les contacts nécessaires avec celles et ceux qui peuvent s’y reconnaître.

Nous voulons mener une campagne offensive et constructive, qui refuse d’alimenter les logiques de division, qui soit axée sur un projet et des propositions de rassemblement, qui porte la perspective de constituer des majorités de gauche sur le contenu le plus transformateur possible.

Engageons sans tarder et avec confiance, toutes et tous ensemble, dans l’unité des communistes, une très grande campagne des élections régionales !


******************

L’offre a été adoptée par le Conseil national du PCF le 25 octobre par 126 voix pour, 22 contre et 9 abstentions

mercredi 7 octobre 2009

Journée d’action interprofessionnelle: Le Front de gauche, aux côtés des salariés en lutte

Les organisations du Front de Gauche (Parti Communiste Français – Parti de Gauche – Gauche Unitaire) apportent leur soutien à la journée nationale d’action interprofessionnelle qui se déroulera le mercredi 7 octobre.

arton3944-2ffe8.jpgFace à la crise du système capitaliste, aux attaques du patronat et aux mesures libérales renouvelées de la droite, il est primordial que les salarié(e)s fassent entendre fortement dans la rue leur opposition à ces mesures et l’exigence d’autres choix de société. Ils et elles ne veulent pas subir le chômage de masse, la précarité et les bas salaires, nous sommes à leurs côtés ; ils et elles ne sont pas responsables de la crise et n’ont aucune raison de la payer.

Rendez-vous à 17h, devant le siège de France Télécom, 20 avenue de la libération à Rouen (rive gauche)

Pour les organisations du Front de Gauche, il est grand temps d’utiliser les richesses produites en faveur d’une augmentation des salaires, des minimas sociaux et d’un nouveau type de développement qui mette fin aux désastres environnementaux. Il est grand temps aussi d’interdire les licenciements dans les entreprises qui font des profits et de donner de nouveaux droits aux représentants des salarié(e)s pour donner la priorité aux besoins sociaux, favoriser des investissements en faveur des emplois stables, de la formation et d’une production qui respecte les équilibres écologiques. Ce sont ces questions essentielles qui nous permettront de relever les défis de notre temps.

C’est le sens des trois propositions de lois déposées par les parlementaires du Parti Communiste Français et du Parti de Gauche sur lesquelles le Front de Gauche entend mener une campagne de popularisation et de mobilisation pour les faire voter par le Parlement.

Parti communiste français, Parti de Gauche, Gauche unitaire,

Paris, le 7 octobre 2009.

lundi 5 octobre 2009

Il faut poursuivre et amplifier la mobilisation en défense de la poste !

Communiqué du Front de Gauche

(Parti Communiste Français – Parti de Gauche – Gauche Unitaire)on_est_2_milllions_V2.jpg

Ce samedi 3 octobre se situe à la fin d’une longue semaine de mobilisation partout en France pour la défense du service public postal et la mise en échec de l’objectif gouvernemental de transformer la Poste en société anonyme afin de permettre sa privatisation.

La transformation de l’établissement public industriel et commercial « La Poste » en société anonyme prévue par le gouvernement déboucherait de fait sur une privatisation. Quoi qu’en dise le ministre de l’Industrie, l’ouverture annoncée du capital qui suivrait immédiatement la création de la société anonyme « La Poste » se traduirait par l’entrée de fonds privés dans l’entreprise.

La promesse non tenue de Sarkozy qui avait déclaré qu’EDF GDF resterait 100% public, éclaire la fiabilité des promesses de la droite. Et la situation dramatique des salariés de France Télécom montre les conséquences inhumaines des politiques libérales qui soumettent les êtres humains au rouleau compresseur de la course au profit. D’autres secteurs publics sont menacés, c’est pourquoi défendre aujourd’hui La Poste, c’est défendre le service public tout entier.

Le changement de statut de La Poste n’a pourtant rien d’obligatoire : c’est le résultat du zèle du gouvernement qui souhaite anticiper la libéralisation totale des services postaux en cohérence avec les négociations relatives à l’Accord général sur le commerce et les services, les directives européennes de libéralisations et le traité de Lisbonne promu par Nicolas Sarkozy. Comme nous nous y sommes engagés dans la récente campagne européenne, nous combattons ces directives libérales et plus généralement le traité de Lisbonne qui les renforce. Ce traité antidémocratique contrevient à l’intérêt général et nous n’aurons de cesse de combattre sa ratification et son application éventuelle.

Pour les organisations du Front de Gauche, l’avenir de La Poste appartient aux citoyens. La Poste est à eux, c’est à eux de décider de son avenir et de son fonctionnement en liaison avec les élu-e-s et les salarié-e-s. C’est pourquoi, aux côtés des syndicats, partis de gauche, associations et citoyens, le Front de Gauche a mené campagne depuis de longues semaines pour permettre la réussite populaire, citoyenne et militante de la « votation citoyenne ».

Fort de cette réussite et de l’action populaire contre cette « privatisation », nous continuerons à soutenir les mobilisations des salariés de la poste et des usagers et à exiger un référendum sur cette question.

Poursuivre, élargir, enraciner le Front de Gauche

Déclaration commune du Parti Communiste Français, du Parti de Gauche et de la Gauche Unitaire

arton3907-930ad.jpgRéunis le 23 septembre, les formations constitutives du Front de Gauche ont tenu à réaffirmer leur volonté de poursuivre, élargir, et enraciner le Front de Gauche dans la durée, dans les luttes et dans les urnes.

Ils souhaitent tout d'abord contribuer aux mobilisations nécessaires contre la politique de Nicolas Sarkozy, politique de casse de l'emploi et des services publics, de régression du pouvoir d'achat, de chasse aux migrants, de remise en cause des droits démocratiques et d'alignement sur les politiques libérales et sociales libérales qui dans le monde, tournent le dos aux besoins humains et aux équilibres écologiques.

Ils ambitionnent de proposer un autre choix résolument à gauche. Le résultat du Front de Gauche aux Elections européennes confirme qu'il y a une attente dans notre peuple pour cela et que c'est possible. Rien ne peut détourner de la nécessaire construction, la plus rapide possible, d'une alternative réelle aux politiques libérales et capitalistes, d'une véritable proposition de gauche ayant vocation à construire des majorités d'alternative à la droite dans notre pays.

Ils condamnent les tentatives de recomposition au centre autour d'alliances avec le MODEM qui sont vouées à l'échec, fondées sur la seule idée d'un front anti Sarkozy, incapables de proposer un programme alternatif à la politique de la droite et faisant, de fait, disparaître la gauche.

Ils condamnent tout autant l'organisation de primaires en vue des élections présidentielles qui nient la richesse de la diversité à gauche, enferme celle-ci dans une concurrence des égos bien loin des préoccupations de la majorité de la population en bute aux conséquences de la crise économique, en particulier des licenciements.

Ces constructions politiques délétères ont pour issue la victoire durable, électorale et idéologique, de la droite comme le prouve amplement la situation en Italie. Elles sont l'aboutissement logique du glissement progressif des politiques libérales et sociales-libérales suivies toutes ces dernières années en Europe et en France.

Il y a urgence à construire de véritables réponses à la hauteur de la situation !

Les organisations du Front de Gauche, le PCF, le PG et la GU sont déterminées à mettre toutes leurs forces dans la construction des mobilisations sociales face à Nicolas Sarkozy et au MEDEF, à prendre toutes les initiatives pour construire une véritable alternative de rupture avec le capitalisme libéral.

Elles décident déjà, en conséquence :

- la création d'un «Comité de Liaison Permanent» du Front de Gauche permettant une coordination suivie de son activité au service de l'ancrage de sa démarche dans les luttes et dans les urnes afin de poursuivre ce qui a été engagé au moment des élections européennes

- de contribuer activement à la votation citoyenne du 3 octobre sur l'avenir de la Poste

- d'organiser de grandes campagnes publiques sur les urgences sociales et écologiques de l'heure, à partir des trois propositions de lois des parlementaires du PCF et du PG et de l'affirmation d'une réponse écologique et sociale conséquente lors du sommet de Copenhague sur le changement climatique

- d'ouvrir immédiatement un chantier pour élaborer une plate forme partagée du Front de Gauche, contenant les grands axes de l'alternative de rupture nécessaire face à la droite et des propositions d'urgence permettant de répondre aux exigences populaire, aux dégâts de la crise capitaliste et du productivisme.

- Les trois partis conviennent d'une première réunion de ce Comité de liaison dès la semaine prochaine afin de détailler, préciser et mettre concrètement en place ces premières décisions. Bien sur, ils devront prendre au cours des réunions à venir du comité de liaison toutes autres initiatives nécessaires aux objectifs du Front de Gauche; en particulier sur les moyens de porter leur plate forme partagée dans les luttes et les débats publics.

mardi 29 septembre 2009

Sur le marché de Bihorel

comitetarnposte-9e70f.jpgSamedi dernier sur le marché de Bihorel 70 personnes en 1h30 ont participés à la votation citoyenne sur l'avenir du service public postal.

La consultation se poursuit dans différents points de l'Agglomération avec un temps fort le 3 octobre prochain. Il y a urgence à se mobiliser. La transformation de la Poste en société anonyme est bel et bien la première étape d'une privatisation, malgré les dénégations du gouvernement qui avait également tenu le même langage concernant GDF aujourd'hui privatisé et soumis à la logique de rentabilité finacière de ses actionnaires.

L'attachement de nos concitoyens au service public de la Poste est fort, en témoigne le résultat du dernier sondage de l'institut CSA qui met en évidence que 75% des citoyens voteraient « NON » au changement de statut s’ils étaient consultés par référendum. Ce référendum est refusé à ce jour par Sarkozy.

mercredi 23 septembre 2009

Consultation citoyenne sur l'avenir de la poste

arton9088-d3f78.jpgLa Direction de La Poste et le Gouvernement ont décidé d’ouvrir le capital de La Poste et de transformer l’Etablissement Public en Société Anonyme (S.A.), ouvrant la voie à la privatisation totale.

La Poste est un des principaux services publics de proximité. C’est surtout un service ouvert à tous, qui garantit l’égalité d’accès et de tarification sur tout le territoire national et qui joue un rôle de lien social irremplaçable pour nos concitoyens, notamment les plus fragiles et les plus isolés. Le changement de statut et l’ouverture du capital de La Poste soumettraient la gestion de l’entreprise aux seules exigences de ses actionnaires, au détriment des missions de service public. Cela conduirait à l’abandon des activités jugées peu rentables, avec des conséquences graves pour la population et pour l’aménagement du territoire.

Nous ne sommes pas dupes des promesses réservant le capital aux seuls acteurs publics. Le changement de statut équivaut à la privatisation. Ce projet doit être abandonné. Une grande consultation nationale citoyenne est organisée à l'appel du « Comité contre la privatisation de la Poste, pour un débat public, pour un référendum sur le service public postal.

Le temps fort de cette consultation sera le 3 octobre ou de nombreuses initiatives seront organisées par les signataires de l'appel et avec l'aide des municipalités de gauche pour l'essentiel. Afin d'augmenter les possibilités de recueil des votes, le comité national a souhaité élargir les journées de vote. Dans ce cadre les militants communistes de Bihorel tiendront une urne sur le marché le samedi 26 septembre afin de recueillir les votes qui seront transmis au comité départemental. Si vous souhaitez nous aider à la tenue de ce bureau de vote, vous êtes les bienvenu-e-s.